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Perret in Frankreich und Algerien

taz

Mit seiner Serie "Architektur als Autobiografie" hat Heinz Emigholz ein ganz und gar eigensinniges Projekt vorgelegt. Die Filme bewegen sich entlang der Werkbiografie einzelner Architekten der westlichen Moderne: unter anderem Rudolf Schindler, Adolf Loos, jetzt Auguste Perret. Auf sprachlichen Kommentar verzichtet Emigholz, stattdessen sucht er mit seiner Kamera einzelne Bauwerke auf und filmt sie aus einer Vielzahl von Perspektiven. Die Auswahl der Blickwinkel beschränkt s ich auf solche, die von einem Besucher des Bauwerks nachvollzogen werden können. Kamerabewegungen gibt es keine, Zusammenhänge entstehen nur durch die Montage. Der neue Film "Perret in Frankreich und Algerien" bildet eine außerordentliche Spannbreite an Gebäudetypen ab. Auguste Perret spezialisierte sich auf großformatige, aufwändige Konstruktionen im Frankreich des frühen 20. Jahrhunderts und in der damaligen Kolonie Algerien. Er gilt als Meister des Betonbaus. Die Aufnahmen umfassen fünf Jahrzehnte Architektur- und Weltgeschichte: 1904 entstand ein erstes Wohnhaus in Paris, 1955 vollendete er die Rekonstruktion des im Zweiten Weltkrieg zerstörten historischen Stadtkerns von Le Havre. Im International

Süddeutsche Zeitung, Rainer Gansera

Augen auf! In dieser Dokumentation gibt es keinen Kommentar, keine Interviews, glücklicherweise gar nichts, was an ein TV-Feature erinnern würde. Vor allem: keine Bevormundung. Dafür die Unmittelbarkeit der Begegnung mit 30 Bauten des Klassikers der Architektur-Moderne, August Perret (1874-1954). Heinz Emigholz (Regie, Kamera) filmt dessen Gebäude mit feinnervigstem Gespür für Schönheit und Drama der Raumkonstruktion.

cinemathek.eu

Verblüffend, wie ein und dieselbe Hand stilistisch derartig Unterschiedliches erschaffen kann. Erstmals wird das künstlerische Werk von Perret in einem Film in seiner Gesamtheit über die Landesgrenzen hinweg betrachtet. Dabei wertet Regisseur Heinz Emigholz ("Sullivans Banken") in keiner Weise, vielmehr lässt er die Werke sprechen. Der kunstinteressierte Zuschauer darf sich auf einen umfassend recherchierten Film freuen, der ihn mit allerhand kunsthistorischem Wissen bereichern wird.

Critic.de, Michael Kienzl

Wenn Emigholz am Schluss in der Kirche des Heiligen Joseph wie durch einen Tunnel den Turm hinaufblickt, setzt er zu den Klängen eines Chorals zwei präzise Schwenks. So zurückhaltend und kontrolliert diese Geste auch ist, in einem ansonsten sehr nüchternen und analytischen Film wird daraus ein transzendentaler Augenblick.

Viennale - Pocketguide, Lars Penning

Im zweiten Teil seiner insgesamt dreiteiligen Reihe «Aufbruch der Moderne», mit der Emigholz seine Filme zu den Themen Architektur und Baugestaltung beenden wird, zeigt der Filmemacher insgesamt 30 Werke der französischen Architekten und Bauingenieure Auguste und Gustave Perret. Auguste Perret (1874–1954) gehört mit seinen kühnen Eisenbetonexperimenten zu den Wegbereitern der Moderne und schuf seine Bauten sowohl in Frankreich als auch im kolonialen Algerien. Emigholz erfasst die Gebäude in ihrem Ist-Zustand, bettet die Autoren-Architektur damit in kulturelle und soziale Zusammenhänge und macht die Veränderung der Gebäude im Lauf der Zeit sichtbar.

El Watan, 08.08.2012, Azzedine Mabrouki

Festival de Locarno : les plus belles images d’Alger. Voilà un film unique en son genre. Un long documentaire de deux heures clair et passionnant et qui a suscité le plus grand intérêt du public du Festival de Locarno, avant celui de Toronto, au Canada.

Locarno (Suisse): de notre envoyé spécial
Il s’agit rien de moins que de filmer Alger comme un modèle de beauté architecturale. De montrer sa très réjouissante ère naturelle vantée déjà par tant de photographes, de peintres et de cinéastes. Dans le film, on voit aussi l’espace urbain algérois où chaque jour qui passe s’accorde avec une vie cool et sereine, d’autant plus paradoxale que cette ville aujourd’hui entre les mains de vaillants peintres blanchisseurs de façades est souvent noyée dans un chaos automobile burlesque pour ne pas dire à certaines heures de rush dantesque.
Ce film du cinéaste allemand, Heinz Emigholz, avec la collaboration de Kenza Mehadji, tourné en juin 2011 avec l’autorisation de la wilaya et des services de sécurité (le duo a filmé même le Palais du gouvernement ultra protégé), a pour objet de montrer le travail des frères architectes français, Gustave et Auguste Perret, qui étaient aussi entrepreneurs de bâtiments.
Les deux frères ont beaucoup construit à Alger, Oran et Sétif aussi en utilisant le béton et en innovant les formes et les styles. Parler de l’architecture en Algérie, c’est souvent évoquer Pouillon, Le Corbusier, Nemeyer, La Casbah et Ghardaïa... Il y avait aussi ces frères Perret qui ont réussi un large et agréable spectre architectural dont ce documentaire témoigne avec un éclat surprenant et nouveau. Heinz Emigholz et Kenza Mehadji filment non seulement les bâtiments, mais aussi la vitalité de la vie quotidienne qui fleurit aujourd’hui autour, dans les rues et places d’Alger, brillamment sinon bruyamment enregistrée (on entend un vendeur crier : sardines, sardines...).
Gustave et Auguste Perret ont construit essentiellement à Alger, à part la belle cathédrale d’Oran en 1912, aujourd’hui bibliothèque publique, et l’imposant hôpital de Sétif en 1934.
A Alger, la plus surprenante découverte pour qui passe chaque jour par le boulevard Amirouche, sans jeter un regard au ministère de l’Agriculture, c’est de voir dans ce film l’intérieur du bâtiment, véritable trésor architectural, un large espace limpide de formes, de style magnifique qui pourrait s’accorder davantage à un palace cinq étoiles qu’à une maison de l’agriculture, ce qu’était ce bâtiment au temps de la colonisation.
Une grande beauté architecturale et fonctionnelle est aussi à l’œuvre dans les autres sites, où le style des Perret et leurs collaborateurs explose. L’actuel Palais du gouvernement construit en 1934, l’hôpital Mustapha en 1939, l’hôpital Barbier-Hugo (Parnet) en 1936, la gare maritime d’Alger et le Yacht club en 1934-52. Comme dans les maisons de la rue Zabana et Desfontaines, entre le boulevard Mohamed V et le Télémly.
Intitulé Perret en France et en Algérie, parce qu’il montre aussi la maison des architectes à Paris et d’autres réalisations en France, le documentaire est pourtant essentiellement consacré à Alger. Les images ne manquent pas de surprendre, de faire plaisir dans un temps où on se sent un peu amer et mélancolique, regrettant parfois la beauté d’Alger en voie de disparition. On respire mieux à la sortie de la projection. Tout n’est pas perdu.
Cette approche d’Alger d’un cinéaste berlinois fait du bien. Certaines images propres et belles de l’hôpital Mustapha, qu’on croyait en déclin, suscitent l’espoir. Les quelques plans du jet d’eau et de la place du 1er Mai, ça ne s’oublie pas.   

Azzedine Mabrouki

Cinema Scope, Issue 52, Mark Peranson

Heinz Emigholz’s groundbreaking and spellbinding architectural films are, quite simply, cinematographic re-enactments of the immediate experience of spaces. With an often canted camera, he dissects the interior and exterior of a building, allowing the viewer to experience being there and, by studying a career of an architect, construct a biography solely based on the works, free of commentary. The last film in Emigholz’s Architecture as Autobiography series to focus on a specific architect, and the second in his series “The Decampment of Modernism” (following the equally excellent Parabeton, which premiered earlier this year in Berlin, and has gone on to become a surprise box-office hit in Germany), is the first film ever made on French brothers Auguste and Gustave Perret, presenting 30 of their projects in chronological order. And it may be perfect. (Emigholz himself considers it to be his finest film.)

Like Emigholz’s other subjects—Goff, Maillart, Loos, Kiesler, Schindler, Sullivan—Auguste Perret was an architect’s architect whose sublime structures, ranging from stunning churches lined with stained-glass windows, private homes, and public commissions, achieved sensational results with an unusual combination of stylistic elements from Art Nouveau and neoclassicism with externalized construction frames and bold experiments with concrete, especially in stairwells. As in Parabeton, which presents works from Italian Pier Luigi Nervi alongside Roman ruins, Perret presents a delicious juxtaposition between projects in France (up to the landmark postwar reconstruction of Le Havre) and public buildings built in Algeria, then under French colonial rule. More than ever, Emigholz places the buildings (erected between 1904 and 1954) in their contemporary social conditions; the result is a portrait of France and Algeria in the year 2011.

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